Tsila Rabeson taekwondo : voilà un nom qui résonne de plus en plus fort dans le milieu des arts martiaux en France. Tsilavina Hariliva Rabeson, combattant d’origine malgache expatrié à Lyon, s’est imposé comme une figure incontournable du taekwondo français dans la catégorie Masters. Triple champion de France consécutif chez les moins de 68 kg, médaillé de bronze aux World Masters Games de Taipei, ce compétiteur hors norme repousse les limites de la performance sportive bien au-delà de la quarantaine. Retour complet sur le parcours, le palmarès et la philosophie d’un athlète qui incarne la persévérance et l’excellence sur les tatamis. Si vous cherchez des informations sur Tsila Rabeson taekwondo, vous êtes au bon endroit.
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Qui est Tsila Rabeson, le taekwondoïste malgache de Lyon ?
Derrière ce nom se cache un parcours atypique qui mêle racines malgaches, expatriation en France et passion indéfectible pour les arts martiaux. Tsilavina Hariliva Rabeson, plus connu sous les noms de Tsila ou Liva Rabeson, est un compétiteur aguerri qui a fait ses premières armes à Madagascar avant de poursuivre sa carrière sportive en Europe.
Des racines malgaches et un parcours forgé à Madagascar
Avant de fouler les tatamis français, Liva Rabeson a construit sa réputation sportive dans la Grande Île. Multiple champion de Madagascar dans les catégories juniors et seniors entre 2004 et 2009, il a également décroché le titre de champion de l’océan Indien. C’est durant cette période qu’il fonde le club Chinjok à Madagascar, une structure destinée à former la relève du taekwondo malgache. Ce lien avec son pays natal reste profond : chaque victoire en France est aussi dédiée aux pratiquants restés au pays, en guise de motivation et d’inspiration pour la communauté sportive de la Grande Île.
L’expatriation à Lyon et l’Académie Grand Lyon
C’est dans la métropole lyonnaise que Tsila Rabeson a posé ses valises et trouvé son club de cœur : l’Académie ADB Grand Lyon. Ce club de taekwondo, basé dans l’agglomération lyonnaise avec des antennes à Lyon 5e, Fareins, Dardilly et Ecully, offre un cadre d’entraînement exigeant. Le combattant y côtoie quotidiennement de jeunes athlètes de haut niveau qui lui servent de sparring-partners, un atout décisif pour maintenir son niveau de compétitivité. Sous la houlette du coach Eric Komou, surnommé Kems, Tsila Rabeson a pu concilier sa vie professionnelle et familiale avec les exigences du sport de haut niveau.
Le palmarès complet de Tsila Rabeson en taekwondo
Le parcours de ce combattant est jalonné de titres et de médailles qui témoignent d’une régularité exceptionnelle au plus haut niveau national et international. Parler de Tsila Rabeson taekwondo, c’est évoquer l’un des compétiteurs Masters les plus titrés du sport malgache en France. Voici un récapitulatif de ses principales performances.
| Année | Compétition | Catégorie | Résultat |
|---|---|---|---|
| 2004-2009 | Championnats de Madagascar (juniors et seniors) | Juniors / Seniors | Multiple champion national |
| 2022 | Critérium National Masters France | Masters 1, -80 kg | Médaille d’argent |
| 2024 | Critérium National Masters France | Masters 2, -68 kg | Médaille d’or (1er titre) |
| 2025 | Critérium National Masters France (Clichy) | Masters 2, -68 kg | Médaille d’or (2e titre) |
| 2025 | World Masters Games (Taipei, Chine) | Masters 2, -68 kg | Médaille de bronze |
| 2026 | Critérium National Masters France (Schiltigheim) | Masters 3, -68 kg | Médaille d’or (3e titre) |
Trois titres consécutifs de champion de France Masters
La domination de Liva Rabeson sur la catégorie des moins de 68 kg chez les Masters est sans appel. Sacré pour la première fois champion de France Masters 2 en 2024, il a défendu ce titre avec brio en 2025 à Clichy, cette fois en s’imposant 2 points à 1 en finale face à Nabil Daoud du club Mugunghwa Tigers. En 2026, passé dans la catégorie Masters 3 (40 à 44 ans), il a de nouveau conquis l’or au Critérium National, cette fois à Schiltigheim, près de Strasbourg. Trois sacres d’affilée dans la même catégorie de poids, en changeant de tranche d’âge : un exploit qui confirme sa suprématie sur le circuit national.
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Une médaille de bronze aux Jeux Mondiaux de Taipei
L’année 2025 a aussi marqué un tournant dans sa carrière avec une première participation à une compétition d’envergure mondiale. Qualifié grâce à son titre de champion de France, Tsila Rabeson s’est envolé pour Taipei où se déroulaient les World Masters Games. Face à des compétiteurs venus de 107 pays, il a décroché la médaille de bronze dans sa catégorie, un résultat qui l’a comblé de fierté. Cette breloque internationale a renforcé ses ambitions pour la suite de son parcours sur la scène européenne et mondiale.
Critérium Masters à Schiltigheim : la breloque en or de Tsila Rabeson
Le 11 janvier 2026, le Gymnase des Malteries de Schiltigheim, près de Strasbourg, accueillait le Championnat de France Espoirs et le Critérium National Masters. C’est dans ce cadre que le nom de Tsila Rabeson taekwondo a de nouveau résonné parmi les 350 athlètes réunis pour ce rendez-vous phare du calendrier fédéral, dont environ 95 combattants dans les catégories Masters.
Un parcours sans faute en quatre combats
Engagé dans la catégorie Masters 3 masculins, moins de 68 kg, au milieu de 14 compétiteurs, Tsila Rabeson a livré un parcours exemplaire. Dès le premier tour, il a éliminé Jhonson François du club TKD Dugny (Île-de-France). En quart de finale, il a pris le dessus sur Gilles Wafflart du Taekwondo Fonbeauzard. La demi-finale l’a opposé à Marc Alexandre Barone du Taekwondo Fight Echirolles, qu’il a écarté avec autorité. En finale, face à Aristide M’vou du Van Thuyne Taekwondo, le champion en titre a confirmé sa mainmise sur la catégorie en s’imposant 2 points à 0.
Chaque combat a été mené avec un mélange de rigueur tactique et d’engagement physique. Le combattant lyonnais a su imposer son rythme, gérer la pression des tours successifs et garder sa lucidité jusqu’au dernier round. Les résultats officiels, publiés par la Fédération Française de Taekwondo, confirment cette domination nette sur l’ensemble du tableau.
Performer en taekwondo après 40 ans : la méthode Rabeson
Enchaîner quatre combats de haute intensité lors d’un championnat national n’est pas anodin, surtout passé la quarantaine. Tsila Rabeson a développé au fil des années une approche globale de l’entraînement qui lui permet de rivaliser avec des adversaires souvent plus jeunes. Sa méthode repose sur deux piliers fondamentaux.
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Le mental comme arme principale sur le tatami
Le champion l’affirme sans détour : la force mentale prime sur les qualités physiques, techniques et stratégiques. Rester concentré sous la pression, ne jamais sous-estimer un adversaire, puiser dans ses ressources intérieures quand la fatigue s’installe. C’est cette discipline psychologique qui lui permet de franchir les derniers tours d’une compétition sans fléchir. Pour lui, chaque concurrent arrive avec l’envie de gagner, et c’est la capacité à rester lucide et combatif jusqu’au bout qui fait toute la différence.
Un entraînement régulier et des sparrings exigeants
La constance est l’autre clé de sa longévité au plus haut niveau. Liva Rabeson s’entraîne entre quatre et cinq fois par semaine. Trois séances sont consacrées au travail technique en salle au sein de l’Académie Grand Lyon, auxquelles s’ajoutent une à deux séances de préparation physique spécifique. Le fait de s’entraîner quotidiennement aux côtés de jeunes athlètes de haut niveau constitue un avantage considérable. Ces sparrings de qualité reproduisent les conditions réelles de compétition et permettent au vétéran de rester affûté. Comme il le rappelle lui-même, la persévérance, le plaisir dans l’effort et la fixation de petits objectifs progressifs sont les clés pour durer dans ce sport exigeant. Un état d’esprit qui rappelle celui de nombreux sportifs malgaches installés en France, dont on retrouve le dynamisme dans d’autres disciplines, y compris dans des univers aussi différents que la vie quotidienne de la diaspora malgache.
Les ambitions et prochains objectifs du champion
Le regard de Tsila Rabeson est déjà tourné vers les prochaines échéances. L’association Tsila Rabeson taekwondo et compétition européenne pourrait bientôt devenir une réalité, puisque le compétiteur lyonnais ne compte pas s’arrêter à son troisième titre national. Ses objectifs sont ambitieux et clairement définis.
À court terme, il envisage de participer à plusieurs tournois européens, notamment en Espagne, au Portugal et en Belgique, en fonction de ses disponibilités personnelles et professionnelles. Concilier carrière, famille et compétition de haut niveau reste un défi permanent que ce père de famille relève avec discipline. À plus long terme, deux rendez-vous majeurs figurent dans son viseur : les Championnats d’Europe de taekwondo en 2027 et les World Masters Games qui se tiendront au Japon, dans la région du Kansai. Deux compétitions internationales qui lui permettraient de confronter encore son talent aux meilleurs combattants du continent et du monde.
La famille Rabeson, une dynastie du taekwondo
L’histoire sportive de la famille Rabeson ne se limite pas à Tsila. Sa fille, Soamiangaly Rabeson, 16 ans, marche sur les traces de son père avec un talent prometteur. Licenciée elle aussi à l’Académie Grand Lyon, la jeune combattante enchaîne les médailles dans les catégories cadettes et juniors.
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Son palmarès en pleine construction est déjà impressionnant : médaille d’or à l’Open international de Dreux, médaille d’argent puis d’or à l’Open international de Poissy, médaille de bronze à l’Open international de Feignies. En 2026, Soamiangaly a remporté l’or à l’Open de Poissy en catégorie junior, moins de 52 kg, en dominant ses adversaires du premier tour jusqu’à la finale. Tsila Rabeson occupe d’ailleurs un double rôle : celui de compétiteur et celui de coach pour sa propre fille. Ce lien père-fille sur les tatamis apporte une dimension humaine et familiale à un parcours sportif déjà remarquable. Pour les passionnés d’actualités malgaches, la presse locale suit de près les exploits de cette famille, comme le font régulièrement les grands titres de la presse malgache.
Comprendre le Critérium National Masters de taekwondo
Le Critérium National Masters est l’équivalent du championnat de France pour les combattants de 30 ans et plus. Organisé chaque année par la FFTDA, il rassemble des athlètes venus de toute la France, répartis en trois catégories d’âge et plusieurs catégories de poids.
Les catégories Masters et leur fonctionnement
- Masters 1 : combattants âgés de 30 à 34 ans
- Masters 2 : combattants âgés de 35 à 39 ans
- Masters 3 : combattants âgés de 40 ans et plus
Les catégories de poids masculines vont de -58 kg à +80 kg, en passant par les -68 kg et -80 kg. Les combats se déroulent en trois rounds de deux minutes, selon les règles officielles de World Taekwondo (WT). La compétition fonctionne par élimination directe, avec un système de tirages au sort et de repêchage éventuel. Le Critérium est ouvert à tous les licenciés FFTDA disposant d’un passeport sportif à jour et d’un certificat médical de non-contre-indication à la pratique en compétition.
Pourquoi le terme « breloque » est utilisé en sport ?
Dans le vocabulaire sportif et journalistique francophone, le mot « breloque » est un synonyme familier et imagé de médaille. Il est couramment employé dans la presse pour désigner une récompense obtenue lors d’une compétition, qu’elle soit en or, en argent ou en bronze. Parler de « breloque en or » à propos de Tsila Rabeson au Critérium Masters fait donc référence à sa médaille d’or, la plus haute distinction de la compétition. Cette expression donne au récit sportif une touche de couleur et de tradition, à l’image des breloques et charms que l’on collectionne en bijouterie.
Tsila Rabeson, un modèle pour le sport malgache en France
Au-delà des résultats sportifs, le parcours de Tsila Rabeson porte un message fort. Quand on évoque Tsila Rabeson taekwondo, on parle aussi d’un athlète qui a su s’adapter à un nouveau pays, s’intégrer dans le tissu associatif sportif français et briller au plus haut niveau national tout en gardant un lien indéfectible avec ses racines. Son histoire illustre la richesse de la diaspora malgache en France et la capacité de ses membres à exceller dans des domaines variés, du sport aux arts en passant par l’entrepreneuriat.
Fondateur du club Chinjok à Madagascar, compétiteur redoutable en France, coach dévoué pour sa fille : Tsila Rabeson incarne une vision du taekwondo fondée sur la transmission, le dépassement de soi et le respect de l’adversaire. Pour les jeunes sportifs malgaches, qu’ils soient sur la Grande Île ou en Europe, son parcours est une source d’inspiration. Il rappelle que la persévérance, l’entraînement rigoureux et la force mentale sont des atouts universels, quel que soit l’âge ou le pays de résidence.
FAQ
Qui est Tsila Rabeson ?
Tsilavina Hariliva Rabeson, aussi appelé Liva Rabeson, est un taekwondoïste d’origine malgache installé à Lyon. L’expression Tsila Rabeson taekwondo fait référence à l’un des compétiteurs Masters les plus titrés de sa génération en France. Il évolue au sein de l’Académie ADB Grand Lyon et s’est distingué comme triple champion de France Masters dans la catégorie des moins de 68 kg. Il est aussi le fondateur du club Chinjok à Madagascar et le père de Soamiangaly Rabeson, jeune taekwondoïste junior prometteuse.
Combien de fois Tsila Rabeson a-t-il été champion de France ?
Tsila Rabeson a remporté trois titres consécutifs au Critérium National Masters de taekwondo en France. Les deux premiers titres ont été obtenus en catégorie Masters 2 (35-39 ans) en 2024 et 2025, et le troisième en catégorie Masters 3 (40 ans et plus) en 2026, toujours dans la catégorie de poids des moins de 68 kg.
Dans quel club de taekwondo évolue Tsila Rabeson ?
Le combattant est licencié à l’Académie ADB Grand Lyon, un club de taekwondo et Body Fight Game implanté dans l’agglomération lyonnaise. Le club dispose de salles à Lyon 5e, Fareins, Jassans-Riottier, Dardilly et Ecully. Son entraîneur principal est Eric Komou, connu sous le surnom de Kems.
Que signifie « breloque » dans le contexte sportif ?
En langage journalistique et sportif francophone, une « breloque » désigne familièrement une médaille remportée lors d’une compétition. Le terme est souvent associé à des formules comme « breloque en or » ou « décrocher une breloque », notamment dans la presse qui couvre les Jeux Olympiques, les championnats nationaux et les tournois internationaux de taekwondo ou d’autres disciplines.
Tsila Rabeson a-t-il participé à des compétitions internationales ?
Oui. En mai 2025, Tsila Rabeson a représenté Madagascar aux World Masters Games de Taipei, en Chine. Il y a décroché la médaille de bronze dans la catégorie Masters 2, moins de 68 kg, face à des compétiteurs issus de plus de cent pays. Cette performance internationale a renforcé sa notoriété et ses ambitions pour les prochaines échéances mondiales et européennes.
Quels sont les prochains objectifs de Tsila Rabeson ?
Le champion vise des compétitions européennes en Espagne, au Portugal et en Belgique. À plus long terme, il ambitionne de participer aux Championnats d’Europe de taekwondo en 2027 ainsi qu’aux World Masters Games au Japon, dans la région du Kansai. Ces rendez-vous internationaux représentent les prochaines grandes étapes de sa carrière de compétiteur Masters.
Comment Tsila Rabeson s’entraîne-t-il à plus de 40 ans ?
Le taekwondoïste s’entraîne entre quatre et cinq fois par semaine, répartissant ses séances entre travail technique en salle et préparation physique dédiée. Il mise particulièrement sur la force mentale, qu’il considère comme l’atout principal face à des adversaires plus jeunes. Le fait de s’entraîner aux côtés de jeunes athlètes de haut niveau dans son club lui permet de bénéficier de sparrings de qualité et de rester au meilleur niveau de compétitivité.
Qui est Soamiangaly Rabeson ?
Soamiangaly Rabeson est la fille de Tsila Rabeson. Âgée de 16 ans, elle est licenciée à l’Académie Grand Lyon et concourt en taekwondo dans les catégories cadettes et juniors. Elle a remporté plusieurs médailles lors d’Opens internationaux en France, dont des médailles d’or à Dreux et à Poissy. Son père joue un double rôle de compétiteur et de coach à ses côtés.